Labourage
Nivernais,
½uvre de Rosa Bonheur exposée au Musée d'Orsay.
18
mars 1822 :
Naissance à Bordeaux de Marie-Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur. 1830 :
Arrive à Paris avec ses parents. 1843 :
Première exposition 1865 :
Première femme a être médaillée de la Légion d'Honneur. 25 mai 1899 :
Décès de Rosa Bonheur à Thomery (Seine et Marne).
Si
l'homosexualité ne transparaît pas dans l'½uvre de Rosa Bonheur,
spécialisée dans la peinture animalière, cette peintre du XIXème siècle
peut-être considérée comme une véritable militante homosexuelle à plus
d'un titre. Avant tout, elle a toujours revendiqué ouvertement son
attirance pour les femmes et à poussé la provocation jusqu'à réclamer
une autorisation officielle de la préfecture de police pour pouvoir
s'habiller en homme alors que le travestissement était interdit. Elle a
prétexté pour cela, être obligée de porter le pantalon pour visiter les
foires aux bestiaux, principaux cadres de son inspiration. Le plus
extraordinaire est que cette autorisation lui fut accordée... pour des
périodes de 6 mois renouvelables. Rosa Bonheur fut également la
première femme en France a être décorée de la Légion d'Honneur. De
manière plus anecdotique, bien que ce détail soit assez significatif de
sa détermination à faire fi des conventions de l'époque, elle prenait
plaisir à fumer en public, ce qui n'était pas du tout bien vu de la
part d'une femme. Et tant qu'à faire, elle fumait le havane, symbole de
virilité.
Les peintures animalières de Rosa Bonheur lui vaudront une réputation
internationale et lui permettront de rencontrer les grands de ce monde.
Elle aura deux amours dans sa vie :
- Nathalie Micas, avec laquelle elle vivra de de 1837 jusqu'à sa mort
en 1889. Nathalie Micas sera peintre comme elle.
- Anna Klumpke, peintre américaine, avec laquelle elle vivra de 1889 à
1899.
Rosa Bonheur a le mérite d'avoir vécu son homosexualité ouvertement
sans jamais la cacher. Ses cheveux court, son havane en bouche et ses
pantalons, même si cela paraît dérisoire aujourd'hui, seront des actes
de militantisme courageux pour une époque prude et conventionnelle. Le
fait de vivre ouvertement avec une autre femme ne lui posera d'ailleurs
pas de problème particulier auprès de ses contemporains qui préfèreront
conserver leurs ½illères.
Rosa Bonheur disparaîtra en même temps que le 19ème siècle. Sa ville
natale, Bordeaux, lui rend hommage avec sa statue dans le parc à coté
du Museum d'Histoire Naturelle.