25
septembre 1928 :
Naissance à Locmiquélic (Morbihan).
1947 :
Entre à l'Opéra de Paris.
1956 :
Entre à l'Opéra Comique.
12
juillet 1993 :
Décès à Monthion (Seine et Marne).
Jacques
Chazot, célèbre pour ses talents de danseur dans les années 50 et 60,
le sera d'avantage pour son humour et son sens de la réplique, dans les
années 70 et 80, notamment à la télévision.
Il est né à Locmiquélic dans le Morbihan en 1928. En 1947, à l'âge de
19 ans, il entre à l'Opéra de Paris. En 1956, il intègre l'Opéra
Comique où il devient danseur étoile. A la même époque, il publie "Les
Carnets de Marie-Chantal", personnage riche et snob, comme le sont
beaucoup de ses amies dans le milieu mondain parisien qu'il aime
fréquenter. Jacques Chazot sera aussi maître de ballet à la Comédie
Française, présentateur du bal des débutantes, chorégraphe et on le
retrouve souvent sur la scène du Châtelet dans des opérettes.
Dans les années 70, il incarne à la télévision, l'homosexuel de
service. Invité de nombreuses émissions, notamment de Philippe Bouvard,
non seulement il assume ouvertement son homosexualité mais il en joue
dans l'auto dérision, n'hésitant pas à forcer le caractère et à se
jouer
des clichés qu'il s'approprie en féminisant ses gestes. Le personnage
de "Marie-Chantal" lui ressemble de plus en plus. Mais c'est son humour
et son sens de la répartie qui en font "un bon client" de tout les
débats et plateaux de TV.
Le monde de la nuit gay parisienne le connaît aussi. On le rencontre
fréquemment rue Sainte Anne au restaurant du Colony, aux cotés de ses
amis, comme Françoise Sagan, Robert Hirsch, Alice Sapritch ou Thierry
Le Luron.
Sa fin de vie sera néanmoins plus triste. Beaucoup de ses amis sont
disparus, et après des ennuis fiscaux, il se retrouve ruiné. C'est
Jean-Claude Brialy qui va le recueillir dans son château de Monthyon.
Jacques Chazot n'apparaîtra plus à la télévision, où le personnage de
l'homosexuel efféminé amuse moins, il se contentera de continuer
à animer les banquets de personnes du troisième âge pour la
mairie de Paris, emploi que le Président Pompidou lui avait proposé. Il
va décéder d'un cancer de la gorge en 1993 à Monthyon. Gérald Nanty
(l'ancien patron du Colony) évoque ses derniers instants dans son livre
"Bel de Nuit" : Ne pouvant plus parler à cause de son cancer, il avait
pris l'habitude de communiquer en écrivant sur une petite ardoise. Lors
d'un repas d'amis organisé par Jacques Brialy pour le distraire, Chazot
s'est levé, "a fait 'au revoir' de la main, a crayonné 'ça ne va pas,
je monte me maquiller' sur son ardoise et il s'est effondré dans
l'escalier."
Hommage
de Jean-Claude Brialy à Jacques Chazot dans une émission de Drucker.