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Journée du souvenir
: discrimination écoeurante
à Bordeaux
communiqué MJS 33 - 25/04/2005 sur
Indymedia
Parce
que le devoir de mémoire n'est pas
une conception vaine pour les jeunes, le
MJS de la Gironde s'est rendu ce matin,
dimanche 24 avril, à la
cérémonie de la
journée nationale du souvenir des
héros de la déportation et
témoigne ici de son
écoeurement quant à la
manière dont le Préfet de la
Gironde a méprisé le
souvenir de certaines catégories de
victimes, en particulier les
déportés homosexuels.
Depuis
deux semaines déjà, la
préfecture de la Gironde et
notamment le directeur de cabinet du
préfet mais également
certaines associations de
déportés se sont sciemment
organisés pour écarter du
protocole le Mémorial de la
Déportation Homosexuelle. Le
préfecture est même
allée jusqu'à maquiller un
document officiel (le plan de la
cérémonie) pour que sa date
réelle (bien antérieure
à celle de l'envoi au MDH)
n'apparaisse pas, permettant ainsi de
retarder la contestation de celui-ci par
le Mémorial.
Alors
que le MDH ne demandait rien d'autre que
de participer légitimement à
une cérémonie unitaire,
celui-ci en a été purement
exclu. Pire, d'une manière cynique
et méprisante, le Préfet
s'est permis de citer certaines
catégories de victimes en refusant
d'évoquer les
déportés homosexuels. Non
seulement il a violé le principe
d'unicité de la
cérémonie en choisissant de
ne pas saluer les victimes d'une
manière globale mais en plus, ce
représentant de l'Etat s'est permis
d'exclure de la mémoire certaines
d'entre elles.
Cette
attitude, écoeurante est d'autant
plus alarmante qu'elle est en
contradiction avec les instructions
claires données par Monsieur le
Ministre délégué aux
Anciens Combattants, Monsieur Hamlaoui
Mékachéra.
Comme
des pestiférés, le MDH, la
Ligue des Droits de l'Homme, le MJS et
l'ensemble des personnes attachées
à la mémoire de toutes les
victimes de la déportation ont donc
patiemment attendu que M. le Préfet
de la Gironde décide de quitter les
lieux pour organiser leur
cérémonie officieuse.
Cet
épisode attise en nous, jeune
génération, un sentiment de
colère en même temps qu'une
indescriptible rage de continuer à
se battre contre toutes les
discriminations, quelle que soit la nature
qu'elles peuvent prendre.
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