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COMMUNIQUE DE
PRESSE DU COLLECTIF CONTRE
L'HOMOPHOBIE
dimanche 25 avril 2004
De : "Hussein
BOURGI"
<collectifcontrelhomophobie@hotmail.com
Date : Mon, 26 Apr 2004 07:22:02
+0000
À :
contact@inter-centres-lgbt.org
Objet :
Communiqué de presse :
Journée nationale du
Souvenir de la
Déportation
COLLECTIF CONTRE
L'HOMOPHOBIE
9, rue Joachim Colbert à
34000 Montpellier
06 70 13 16 26
La
commémoration de la
Journée du Souvenir de la
Déportation à
Montpellier, comme partout en
France, s'est
déroulée ce
dimanche 25 avril 2004.
Elle a donné lieu à
une démonstration de
zèle de la part des forces
de l'ordre, prétextant un
arrêté
préfectoral, à
l'égard de la trentaine de
personnes réunies à
l'appel du Collectif contre
l'homophobie pour rendre hommage
aux homosexuels
déportés.
En effet, le responsable de la
Police Nationale a exigé
la mise à l'écart
de notre groupe au motif de
l'arrivée imminente du
Préfet.
A l'issue de la
cérémonie
officielle à laquelle nous
venions d'assister et au moment
où nous nous approchions
du Monument du Souvenir avec
notre gerbe, des CRS et des
fonctionnaires des Renseignements
Généraux nous ont
bloqué le passage, sur
ordre de leur supérieur
hiérarchique.
L'argument
avancé étant que la
cérémonie
n'était protocolairement
achevée qu'au
départ du Préfet,
lequel multipliait discussions et
apartés sur place au
moment de la dispersion des
officiels alors que les
années
précédentes, son
départ avait lieu
dés la fin de la
cérémonie.
Devant nos
protestations, le ton est
monté avec les forces de
l'ordre donnant lieu à des
échanges vifs au cours
desquels nous demandions le
respect et l'application de la
circulaire de Jean-Pierre
MASSERET définissant les
conditions de participation de la
communauté LGBT à
ces
cérémonies.
Devant notre
insistance, le responsable de la
Police Nationale a menacé
Hussein BOURGI, le
président du Collectif
contre l'homophobie, de le «
faire embarquer ».
Cette altercation
a eu lieu sous les objectifs des
médias locaux.
Nous
dénonçons
solennellement cette attitude et
cette régression de la
part des forces de l'ordre,
agissant au nom de la
Préfecture de
l'Hérault. Leur
crispation, au mépris de
l'avancée de
l'année
précédente
où tout s'était
passé dans le calme et la
sérénité, a
troublé la
solennité de
l'événement,
d'autant que certains
porte-drapeaux tenaient, dans le
public, des propos
homophobes.
Nous constatons
que chaque avancée est
systématiquement
contrecarrée par les
autorités. Nous y voyons
également le
témoignage
supplémentaire du refus
des autorités et des
associations d'anciens
déportés d'accorder
une reconnaissance pleine et
entière à la
déportation subie par
certains homosexuels pendant la
Seconde Guerre mondiale.
Nous allons
adresser une lettre de
protestation officielle à
Monsieur le Secrétaire
d'Etat aux Anciens Combattants et
à Monsieur le
Préfet de
l'Hérault.
Nous demanderons
en particulier au
Secrétaire d'Etat aux
Anciens Combattants de clarifier
sa position sur les conditions de
participation de la
communauté LGBT à
ces commémorations ; en
effet force est de constater
qu'il existe des
disparités selon les
années et selon les
villes.
Le
dépôt de notre gerbe
a finalement eu lieu dans le
calme en présence de
Madame Hélène
MANDROUX, élue Maire de
Montpellier jeudi dernier et de
plusieurs de ses adjoints.
Hussein
BOURGI
Président
du Collectif contre
l'homophobie
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