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JOURNEE DE LA
DEPORTATION
JOURNEE DU SOUVENIR
JOURNEE DU REFUS DE LA
HAINE
Journée
pour nous souvenir, que tous les
déporté(e)s, hommes
et femmes, quel que soit leur
statut, quelle que soit la cause
de leur déportation,
quelle que soit la cause de leur
internement, ont droit à
la reconnaissance.
Journée
pour nous souvenir,
par-delà les
années, afin que de telles
horreurs ne puissent se
reproduire, afin de rester
vigilants .
Journée
pour nous souvenir, ensemble, au
nom d'une solidarité
nationale et au nom d'une
solidarité
internationale.
Solidarité
nationale : Des Alsacien(es)s,
des Lorrain(es)s, furent
déportés en tant
qu'habitants des zones
annexées. Des
déporté(es)s le
furent aussi à partir de
la zone Nord de la France,
rattachée au commandement
allemand de Bruxelles. Ces femmes
et ces hommes se
considéraient comme
Français.
Solidarité
internationale aussi car beaucoup
de femmes et d'hommes Allemands
et Autrichiens, dès 1933,
furent arrêtés et
internés par les nazis,
torturés,
exécutés.
Si l'horreur n'a
pas de frontières, le
souvenir ne doit pas non plus en
avoir. Nous honorons ici tous les
déportés . Que ce
soit bien clair.
Mais nous sommes
ici pour rappeler des faits
souvent passés sous
silence. Ces morts, homosexuels,
martyrs sans nom, nous n'avons
pas le droit de les oublier. Ce
serait les faire mourir deux fois
et surtout ce serait trouver
normal et juste leur
extermination.
Etablir des
distinctions serait créer
des hiérarchies entre
déportés, par
conséquent des
hiérarchies entre
êtres humains, tous
victimes de l'idéologie
nazie. Ce serait admettre en
quelque sorte, le bien
fondé de cette
idéologie.
Nous sommes ici
rassemblés car la douleur,
si elle n'est pas pour autant
effacée en devenant
collective, devient plus
supportable pour celles et ceux
qui ont du se taire. Pour celles
et ceux qui, après la
haine et la mort, durent
affronter la souffrance du
mépris.
Ces morts qui ne
seront jamais revendiqués
par leurs familles, c'est
à nous de ne pas les
oublier.
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