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Réponse du
Préfet à la lettre
de Reims Liberté Gaie
(extrait CP 15 mars
2005)
Compte rendu d'un
entretien du 1er mars 2005 entre
un CGL et une préfecture
:
Le CGL demande,
par lettre adressée au
Préfet, son
intégration à la
Journée nationale du
souvenir des victimes et des
héros de la
déportation. Le CGL
demande notamment sa
participation à la
préparation, au
financement et au
dépôt de la gerbe
unique. Le CGL demande
également que tous les
motifs de déportation
soient cités lors de la
commémoration, dont la
déportation pour
homosexualité
(attestée, à partir
de la France, depuis un rapport
de la Fondation pour la
mémoire de la
déportation publié
le 15 novembre 2001). Le CGL
souhaite ainsi permettre aux
oubliés de l'histoire
d'être reconnus, dans un
acte de mémoire autant que
de pédagogie.
La
préfecture présente
la Journée du souvenir
comme "une
cérémonie
traditionnelle, avec un cadre
bien défini,
organisée avec les
collectivités locales et
les associations d'anciens
combattants". Elle indique qu'il
"lui paraît difficile
d'associer toutes les
minorités
déportées", et
qu'il "est
préférable qu'il
n'y ait qu'une seule structure
qui porte le message de
mémoire de la
déportation". Elle
précise qu'il "vaut mieux
que les associations d'anciens
combattants soient les seules
à commémorer les
déportations
effectuées depuis la
France durant la Seconde Guerre
mondiale". Pour la
préfecture,
"l'intégration d'une
association homosexuelle"
à cette
cérémonie
"paraît difficile, aussi
bien que la participation au
dépôt de la gerbe
unique, car c'est tout un
cérémonial, un
dispositif défini".
Concernant l'évocation de
toutes les discriminations, la
préfecture indique que "le
discours lu lors de la
cérémonie est celui
du ministre
délégué aux
anciens combattants", et
précise qu'il "faudrait
voir avec ce ministre". La
préfecture indique enfin
que "l'intégration d'une
association homosexuelle
heurterait les associations
d'anciens combattants qui n'y
sont pas
préparées".
Le CGL prend acte
du refus opposé par la
préfecture à ses
demandes.
La
préfecture indique alors
que "ce n'est pas elle qui
décide des personnes
présentes lors de la
cérémonie, mais les
collectivités et le
Président du Conseil
départemental des anciens
combattants". La
préfecture précise
qu'il est possible de saisir ce
Conseil par lettre
adressée à son
Président.
Le CGL souhaite
une rencontre avec ce dernier
afin de lui exposer ses
demandes.
La
préfecture s'engage
à téléphoner
à quelques membres du
Conseil afin de préparer
une telle rencontre.
Le CGL doit
contacter la préfecture au
début de la semaine du 7
mars, afin de connaître le
résultat de ses entretiens
téléphoniques.
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