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Années 70 - Quartier rue Sainte Anne
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Lieux




Années 70
 A PARIS
SAINT GERMAIN
LES CAFES
- Le Café de Flore

172 bd Saint Germain (6e)
- Le Drugstore Saint Germain

149 bd Saint Germain (6e)
- Le Mabillon

164 bd Saint Germain (6e)
LES BARS - CLUBS
- Le Nuage

5 rue Bernard Palissy (6e)
- Le Pousse au Crime

15 rue Guisarde (6e)
- Le Speakeasy

4 rue des Canettes (6e)
- Le Pick-Up

8 rue des Anglais (5e)
- Le Chihuahua

41 rue Dauphine (6e)
- Le Liberty's

16 rue des Grands Augustins
LES DISCOTHEQUES
- La Mocambo

31 rue de l'Echaudé
- La Boite à Chansons

3 rue Grégoire de Tours (6e)
- Le Lemon Road

6 rue des Ciseaux (6e)
- Le Cherry Lane

8 rue des Ciseaux (6e)
- Le Prélude

9 rue Guisarde (6e)
- Le Katmandou

21 rue du Vieux Colombier (6e)
- Le Manhattan

8 rue des Anglais (5e)
- L'Escalier

4 rue du Cherche Midi
- Le Baldaquin

13 rue Mazarine (6e)
- Le Go-Go Club

37 rue Grégoire de Tours. (6e)
LES RESTAURANTS
- Le Bistro du Port

13 quai de Montebello
- Le Gli-Gline Saint-Germain

66 rue Saint-André des Arts (6e)
- L'Attrape C½ur

9 rue Christine (6e)
- Au Vieux Casque

19 rue Bonaparte (6e)
- Le Petit Prince

12 rue de Lanneau (5e)
- La Boudinière

3 rue Grégoire de Tours (6e)
- Le Bureau

4 rue Bernard Palissy (6e)
- La Vieille Trousse

6 Boulevard Saint Germain


:: QUARTIER SAINT GERMAIN.
Le quartier gay des années 60, Saint Germain, va se vider au profit de la rue Sainte Anne durant les années 70. Pourtant de nombreux établissements ont tenté d'y faire de la résistance entre 1968 et 1973. Le roi de la vie nocturne du quartier, Gérald Nanty, ouvre en 1970, "le Nuage" au 5 rue Palissy. Le Nuage se positionne sur le même créneau que le Sept de la rue Saint-Anne, mélange de Jet Set et de jeunes minets branchés. Le Nuage organise aussi de nombreux shows de travestis. L'établissement va vite être à la mode et bien marcher mais Gérald Nanty comprend suffisamment tôt que le quartier va perdre de sa popularité auprès des gays et il émigre rue Sainte Anne en 1973. Il quitte le Nuage pour ouvrir le Colony. Il reviendra à Saint Germain lorsque la rue Sainte Anne se videra à son tour.
La plupart des bars et discothèques du quartier ne vont pas fermer leurs portes mais simplement changer de clientèle. "Le Café de Flore", toujours entre les mains de M. Boubal, va évoluer une nouvelle fois. La clientèle efféminée va peu à peu déserter les lieux au profit d'une clientèle plus touristique. En face, les gigolos du Drugstore vont peu à peu traverser aussi la Seine pour la rive droite, comme leurs clients. Tous les bars, qui avaient hérité, souvent malgré eux, de la clientèle gay vont peu à peu la perdre ou la voir vieillir : "Le Pousse au Crime", "le Speakeasy", "La boite à Chanson", "Le Cherry Lane", "Le Lemon Road"... "Le Prélude" et l'historique "Fiacre" vont disparaître.


En revanche, les restaurants du quartier vont garder la cote auprès de la clientèle gay qui ne retrouve pas les mêmes niveaux de prix rue Sainte Anne. Le "Gli-gline" créé au début des années 70 par Pierre (ex Coup de Frein) propose une cuisine classique sur 3 étages. Le premier, ouvert à tous, propose une carte de brasserie, le second est plus masculin et plus cher, le sous-sol abrite un bar. "Le Chamarré" est ouvert en 1972 par Jean Marais et Jacques Collard au 5 rue Bernard Palissy. C'est Jean Marais qui en dessine la décoration. Jacques Collard, moins connu du grand public, est comédien et producteur, mais aussi ancien Directeur du Cabaret "La Grande Eugène". On le retrouvera plus tard dans bien d'autres lieux gais parisiens et dans le monde du show-biz où il produira de nombreux spectacles. "Le Vieux Casque" a une clientèle très fidèle de garçons qu'on retrouve souvent au Mocambo. "L'Attrape C½ur" et "Le Petit Prince", fondé en 1976, seront les plus populaires auprès des homos qui commencent de plus en plus à sortir en couple, ce qui était peu le cas dans les années 60. Ces restaurants, contrairement à ceux de la rue Saint Anne, proposent une bonne cuisine traditionnelle à des prix abordables. Il ne sont pas fréquentés par la Jet Set et l'ambiance y est conviviale et majoritairement masculine. Certains seront toujours fidèle à cette clientèle 30 ans plus tard.

Le tour des restaurants du quartier ne serait pas complet si l'on n'évoquait pas "La Vieille Trousse". Non pas que le restaurant soit gastronomique, bien au contraire, la cuisine est plutôt à la limite de l'intoxication alimentaire et arrosée d'un gros rouge style "fort des halles". Mais ce qui fait l'originalité de l'établissement, c'est son ambiance. Du patron aux serveurs, en passant par les cuisiniers, tous méritent la médaille d'or de l'improvisation pour leur humour trash et décalé. Ici le client est l'objet de tous les quolibets, qu'il soit gay ou hétéro, homme ou femme... et tout le monde en redemande. 
Le serveur s'assoit généralement sur les genoux des beaux garçons pour prendre la commande et oublie volontairement sa petite amie assise juste à coté. De toute façon, la commande ne sert à rien puisque si vous commandez un steak on vous sert une cuisse de poulet, en fonction de l'humeur du chef ou des stocks de la cuisine. Lorsqu'une bourgeoise se pointe à la porte avec une robe "haute couture", un des garçons hurle à travers la salle "Voilà celle qui nous a volé les doubles rideaux !". Lorsqu'un client sort des toilettes discrètement, tous les projecteurs se dirigent vers lui au son de la Cucaracha et sous les applaudissements de toute la salle. Le pourboire fait aussi l'objet d'une mise en scène particulière. En fonction de son montant, il peut provoquer un petit spectacle "improvisé" par tout le personnel qui entame une délicieuse chanson paillarde en dansant. Le billet termine invariablement dans une énorme culotte de femme en dentelles suspendue au dessus du comptoir. Lorsque le patron offre la tournée générale, c'est un mousseux servi avec un extincteur. 
le Nuage
Lemon Road
le Liberty's
LE GO-GO CLUB

Quant aux desserts, ils sont toujours très... évocateurs avec deux boules de glace surmontées d'une banane dressée d'où sort une coulée de chantilly. Le personnel de la "La Vieille Trousse" manie toujours le mauvais goût, la dérision à la limite de la vulgarité, la gouaille parisienne mais toujours en sachant parfaitement ne jamais dépasser les limites. Et l'endroit ne désemplit pas.
Si on voit encore beaucoup d'homos à Saint Germain dans l'après-midi et à l'heure du dîner, les plus jeunes d'entre eux traversent la Seine le soir pour danser. Le jeunesse gay n'abandonne néanmoins pas totalement le quartier qui va même avoir un nouveau souffle à la fin des années 70, lorsque la rue Sainte Anne va commencer à faiblir, avec quelques établissements plutôt à la mode.
 
"Le Mabillon" est le nouveau café où les jeunes gays se retrouvent dans l'après-midi en terrasse ou à l'heure de l'apéro avant de sortir en boite. L'ambiance musicale y est plutôt appuyée et mode, la déco sympa et couleur pourpre, la clientèle  plutôt bon chic bon genre. Une discothèque du quartier, qui va conserver une ambiance jeune, est "Le Mocambo", rue de l'Echaudée. Cette boite est d'assez grande dimension et ses clients des inconditionnels. Les filles y sont admises et l'ambiance est plutôt décontractée et moins guindée que rue Sainte Anne. Les prix y sont également plus raisonnables, surtout en semaine. Le Mocambo va être le pilier gay du quartier durant de nombreuses années.
Un autre établissement va aussi faire son apparition à la fin des années 70 : "Le Liberty's", rue des Grands Augustins.
Les lesbiennes vont continuer à fréquenter "le Pousse au Crime", rue Guisarde (cf  "les établissements lesbiens").
L'autre nouveauté du quartier est l'ouverture de bars virils avec des mecs moustachus avec casquette de cuir. Vers 1973, "Le Pick-Up" ouvre au 8 rue des Anglais et propose, comme le Bronx de la rue Sainte Anne, un espace cruising pour des rencontres hard.  En 1976, il devient le "Manhattan". (cf "les cruising bars").



Mocambo Le Petit Prince
Vieux Casque



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Sources
RESSOURCES EXTERIEURES ET REMERCIEMENTS
- Didier ERIBON, Dictionnaire des Cultures Gays et Lesbiennes, Larousse, 2003
- Florence TAMAGNE, Revue d'Histoire moderne et contemporaine, Ecrire l'histoire des homosexualités en Europe : XIXe - XXe siècles. tome 4, Editions Belin,  2006
- Jean-Louis CHARDANS, British group of sexological research, History and antology of homosexuality, histoire et anthologie de l'homosexualité, Centre d'Etudes et de Documentations Pédagogiques Paris, 1970
- Iconographie : Collection privée de Cartes Postales
- Frédéric MARTEL, Le Rose et le Noir - Les Homosexuels en France depuis 1968.
- Elisabeth Quin - Bel de Nuit, Gerald Nanty - Livre de Poche, 2007
- Jacques Bertholon & Xavier de Vilmorin - Guide Johnnie Walker de la Nuit - Hachette - 1982
- Revue Gai Pied
- Revue In
- Guides Spartacus - Brüno Gmûnder - années 70
- Guides Incognito - Années 70
- Archives du Centre LGBT Paris Ile-de-France
- Témoignages et archives personnelles : Jean-Marc, Marc, Philippe.


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