POITIERS.
Poitiers qui n'était pas dotée dans les années 70 d'un GLH comme la
plupart des villes de France, va connaître sa première association homo
en septembre 1982 : "L'Association
Culture Gaie du Centre-Ouest" a
pour objet : "Favoriser un mouvement culturel gai en centre-ouest et
contribuer à la reconnaissance du sentiment homophile comme un droit
naturel et inaliénable de l'autodétermination des personnes." Elle aura
une vie courte.
ANGOULEME.
- Le GLH d'Angoulême
poursuit ses activités au début de la décennie. Il se réunit une fois
par mois, le premier mardi du mois, à la MJC Marengo.
- Le GREC (Groupe de
Recherche et d'Etude sur les Corps), Le Nil, route de
Bordeaux, propose un accueil permanence tous les mardis de 20h à 21h.
SAINTES.
- Une petite association appelée AMS
(Accueil Minorités Sexuelles) est
créée à Saintes au 7 rue Alsace Lorraine. Elle accueille non seulement
les gays et lesbiennes mais aussi les SM, les travestis et transsexuels
et les adeptes de l'uniforme. En fait, elle est l'initiative d'un homme
nommé Gil, qui tient le magasin de disques "Allegro" à la même adresse.
::
MAGAZINES. POITIERS.
L'association
Culture Gaie du Centre-Ouest publie un régional culturel tiré à 1 500
exemplaires et
vendu 10 F en kiosque : "Dialogai".
L'expérience sera malheureusement de courte durée et le magazine
disparaîtra des kiosques dès janvier 1983.
:: EMISSIONS DE RADIO. NIORT.
- 98 Mhz :
Emission "Gay'titudes"
le dimanche à 22h.
POITIERS
- Radio Plus : "Radio G" un mercredi sur 2 à 23h30. (1984)
LA
ROCHELLE.
L'association chrétienne David
et Jonathan possède une antenne à La Rochelle dans les
années 80. Elle génère un groupe d'une quinzaine de lesbiennes qui
seront très actives et organiseront des sorties.
A Poitiers
LES BARS
- La Chope
108 rue du
Faubourg du Pont Neuf
LES
RESTAURANTS
- Les
Clarines
85
promenade des Cours
LES
DISCOTHEQUES
- Le Sphinx
84
promenade des Cours
::
LES
LIEUX DES ANNEES 80 A POITIERS. LES
BARS - LES DISCOTHEQUES - LES RESTAURANTS.
Dans la journée, aucun établissement gay n'est ouvert à Poitiers dans
les années 80. Mais les homos, qui ne souhaitent pas attendre la tombée
de la nuit pour se rencontrer, aiment prendre un verre sur la terrasse
du "Dauphin",
place Maréchal
Leclerc (devant la mairie) où toute la jeunesse de la ville se retrouve
à l'époque. Au début des années 80, il existe un petit bar gay, "La Chope", 108 rue
du Faubourg du Pont Neuf, mais il aura une existence éphémère. La
discothèque "le Sphinx"reste
encore la valeur sûre de la ville (cf années 70). La boite est ouverte
tous les jours jusqu'à deux heures du matin, heure de fermeture
règlementaire des boites à Poitiers à cette époque. Le Sphinx propose
chaque soir, sauf le samedi, un petit spectacle de travestis. Il est
majoritairement gay en semaine mais le samedi soir, la clientèle y est
de plus en plus mélangée, car les boites gay deviennent les boites à la
mode. Les petits couples hétéros ont le sentiment de
s'encanailler un peu en fréquentant l'établissement qui
finira
par y perdre son âme. Il sera peu à peu déserté par les homos et donc
perdra de son attraction pour les hétéros.
Le restaurant "Les
Clarines", juste à coté du Sphinx, reste toujours le
préféré des homos.
LES
LIEUX DE RENCONTRE EN EXTERIEUR.
En ce qui concerne la drague extérieure à Poitiers, les homos poitevins
ont pris l'habitude de repérer les "4L" beiges de la police des m½urs
qui ratissent la ville le soir venu. Les contrôles d'identité sont
fréquents sur les lieux de drague, et même si le nouveau gouvernement
socialiste a décidé en 1981 de détruire les fichiers homosexuels de la
police, le doute est encore permis. Entre la loi et les habitudes
vieilles de plusieurs centaines d'années, il faudra encore une
génération pour que l'homosexualité ne soit plus considérée comme un
délit dans les commissariats. Le Jardin des Coloniaux (entre
la
gare et le centre ville) s'anime dès les premières heures de la nuit et
jusqu'à la fermeture des discothèques. L'endroit est agréable bien que
souvent perturber par des militaires éméchés ou par des loubards
casseurs de pédés. Un deuxième parc réserve parfois de belles
surprises, c'est "le Jardin de la Villette" (Porte de Paris, coté
gauche près du garage Fiat). Les homos ont l'habitude d'aller des
Coloniaux à la Villette avant de se coucher, souvent seuls.
:: LES
LIEUX DES ANNEES 80 EN POITOU-CHARENTES.
CHARENTE (16) A
Angoulême, soit les gays restent chez eux avec leurs charentaises, soit
ils font la fête ailleurs, car dans les années 80 la vie nocturne de la
ville ne propose aucun établissement où ils peuvent draguer en toute
quiétude. Il y a bien quelques cafés où ils se retrouvent volontiers
comme le Café du Commerce, le Café de la Paix (en face de l'hôtel de
ville) ou le Café du Théâtre, mais la drague doit rester prudente et
discrète. Heureusement , le samedi soir il y a une discothèque située à
30 km à l'est d'Angoulême : Le
"Rouge
et Noir" est située dans l'Hôtellerie Sainte
Catherine entre Montbron et Marthon. A Montbron (30 km d'Angoulême), "Le Sainte-Catherine"
est un bar-restaurant où les gays et lesbiennes peuvent débuter la nuit
car l'endroit ferme à 23h. Sinon, les Remparts d'Angoulême connaissent
depuis longtemps le ballet des silhouettes nocturnes. La place de New-York, la place Victor-Hugo et
les toilettes de la place du Théâtre ont aussi leurs adeptes.
A Cognac, les homos se rencontrent dans les toilettes de la gare
routière.
CHARENTE-MARITIME (17)
A La
Rochelle, la drague en ville est assez facile et agréable. Il n'y a pas
vraiment de boite gay mais le club "le
Triolet", 8 rue des Carmes, propose des spectacles de
travestis au début des années 80. Le Quai
Valin sur le vieux port, le marché et la place derrière le Casino sont
propices aux rencontres. Une plage, petite et peu confortable, située
au nord de la ville a aussi sa réputation dans le milieu : Point
d'Arcay. En 1988, un sauna gay ouvre dans la banlieue de la
Rochelle à Beaulieu : "Les
Thermes de Beaulieu". Enfin, les toilettes publiques du
Cours des Dames ou de
l'Esplanade offrent des possibilités de rencontres plus chaudes mais
aussi plus risquées.
A Rochefort,
l'enfant du pays, Pierre Loti, aurait été ravi de savoir
que le WC situé à coté de son monument sert de lieu de rencontres pour
les homos de la ville.
Entre Rochefort
et la Rochelle, la discothèque
"El Parador" (cf années 70) connaît toujours ses belles
heures.En
décembre 1987, la discothèque "le
Cotton Club" 34 avenue Denfert-Rochereau à Rochefort,
organise des soirées gay tous les dimanches.
A Royan, le bar
"le
Grand Pavois" et
la discothèque "La
Caravelle"
dans les jardins du grand Casino font le
bonheur des gays. On y pratique "la danse du tapis" comme dans beaucoup
de clubs gay de l'époque, sorte de ronde enfantine où l'on choisit son
partenaire en lui faisant le bise (avec ou sans la langue) au milieu du
cercle. Les homos se retrouvent aussi au restaurant "la Tortue"
rue Notre Dame ou au "Gigouris",
37 avenue Charles Regazzoni. Au milieu des années 80, à 10 km de Royan,
c'est le "Dreams Club", rue
du Port à Mornac-sur-Seudre,
qui
attire les noctambules. Un autre club sur la plage de Nauzan à
Vaux-sur-Mer (3 km de Royan) propose aux homos de bronzer gai, le club "les Allongés". La
plage de la Grande Côte, au nord de Royan ou
celle
de la forêt domaniale de la Palmyre sont fréquentées comme
le boulevard Thiers le long du port, le fort du Chay ou les jardins du
Palais des Congrès.
A Saintes, ce
sont les tasses de la gare routière (la nuit), du Jardin
Public (le jour) ou sous le Palais de Justice (Jour et Nuit) qui sont
les rendez-vous préférés des homos, mais la promenade le long de la
Charente, près de l'Arc de Triomphe est aussi très fréquentée.
Au milieu des années 80, un bar discothèque gay ouvre à Saintes au
complexe Saint-Vegas sur la route de Royan : "le Spartacus". Dans
la région, près de Cozes, au lieu dit Barzan, l'Auberge des Monards
abrite la boite "La
Péniche" à la fin des années 80.
A Surgère le
bar restaurant "Jack" permet
des rencontres.
Sur l'ile de
Ré, avant que le pont reliant l'ile au continent ne soit
inauguré, c'est Saint Martin de Ré qui concentre la vie gay de l'île.
Les remparts derrière le parking du port, mais aussi la plage La Conche
des Baleines offrent de nombreuses possibilités de rencontres. Le
naturisme est aussi toléré sur la plage au Petit Bois derrière la
maison des douaniers.
Sur l'Ile
d'Oléron, c'est la grande plage de Saint Trojan qui offre des
dunes accueillantes, le naturisme y est toléré.
DEUX
SEVRES (79)
A Niort, la préfecture des deux-Sèvres, "Le Flamand",
12 rue Baugier, est un bar sympathisant. Le principal lieu de
rencontres de la ville est le WC de la gare SNCF. A Saint Maixent
l'Ecole, à 23 km nord-est de Niort, "l'Agora
Sauna" ouvre en 1986. A Souvigné (30 km de Niort), c'est dans la forêt
de l'Hermitain, que les noctambules se retrouvent à la discothèque "la Ferme de la Folie".
Et à Mouzé-sur-le-Mignon (cela ne s'invente pas), c'est le "Café restaurant de la Gare"
qui accueille les Niortais.
A Bressuire,
les guides gay de l'époque proposent les arcades de la
place de l'hôtel de Ville, mais aussi place Saint Jacques, place Saint
Jean, place de la Brèche, rue Gambetta ou dans le jardin des plantes...
bref il faudrait presque recenser les endroits hétéros, tant les
Bressuirais semblent vivre au milieu d'un paradis gay, dont la réalité
devait être probablement bien différente.
La petite ville paisible de Champdeniers Saint-Denis, entre Niort et
Parthenay vibre les samedis soirs au son de la discothèque "le Charles VII" qui
s'est installée dans le Château de Nuchèze.
VIENNE
(86)
En dehors de Poitiers, il n'y a pas d'établissement gay répertorié dans
ce département dans les années 80. A Chatellerault, la drague se
concentre à la gare SNCF.
AMAZON.FR
> Livres et DVD sur les années 80 - sélectionnés sur Amazon.fr
> Autres recherches sur Amazon.fr
>
CD compilations des
années 80 - sélectionnés sur Amazon.fr :
>
Titres gay cultes des
années 80
sélection Hexagone Gay :
- Les
archives, souvenirs personnels et témoignages recueillis par l'auteur
du site Hexagone Gay.
- Les guides Spartacus
- Les guides Incognito
- Les guides Gai Pied
- La revue Gai Pied
- Les guides du Petit Futé
- Archives Centre LGBT Paris Ile-de-France.
ANNONCES GOOGLE
Recherche
personnalisée
APPEL
Si
vous avez connu, fréquenté ou animé des établissements gays de cette
région dans les années 90, 80, 70, 60, 50, 40, 30, 20 (félicitation),
votre témoignage est important. Contribuez à la mémoire collective de
votre région en nous parlant de vos souvenirs. Nous respecterons votre
anonymat et vos infos enrichiront les archives de la vie homosexuelle
en région à travers le XXème siècle. De même si vous avez gardé de
vieux documents (publicités, photos, guides gays, journaux, cartes de
visites, magazines...) de toutes les époques, nous sommes preneurs.