Hexagone Gay





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Lieux

Années 80
 A PARIS
LES HALLES
LES BARS 
- Le Broad Side

13-15 rue de la Ferronerie (1er)
- Le San Francisco Night

15 rue du Roule (1er)
- Le Bloc Liquide

12 rue Jean-Jacques Rousseau (1er)
- Le Plateau

64 rue Rambuteau (4e)
- Le Qui-Pro-Quo (puis le 1900) 

56 rue d'Argout (2e)
- Le Look

49 rue Saint Honoré (1er)
- L'Amazone

9 rue du Pélican
- Le Marginal

37 rue Berger (1er)
- Le Snack-bar Gay

4 rue Vauvilliers (1er)
- Le Scandal's

163 rue Saint Martin (3e)
LES DISCOTHEQUES
- Le BH

7 rue du Roule (1er).
- Le Caveau des Halles

17 rue des Halles (1er).
- Le Limelight Boys (puis Le Club) 

14 rue Saint Denis (1er)
- Neud Papillon

27 rue Saint Denis (1er)
- Le Broad

3 rue de la Ferronerie (1er)
- Hellzapoppin

14 rue Saint Denis (1er)
- Le Haute Tension

87 rue Saint Honoré (1er)
- Le 6e Continent

46 rue des Lombards (1er)
- Le Kiss

26 rue des Lombards (4ème)
LES RESTAURANTS
- Le Diable des Lombards 

64 rue des Lombards (1er)
- Le Conway's

73 rue Saint Denis (1er)
- Joe Allen

30 rue Pierre Lescot (1er)
- Le Front Page

56 rue Saint Denis (1er)
- L'Amazonial

3 rue Sainte Opportune (1er)
- Le Trou des Halles (Chez Max)

47 rue Saint Honoré (1er)
- Au Perroquet

84 rue Saint Honoré (1er)
- L'Atelier Bleu

7 rue des Prouvaires (1er)
- Au Petit Bonheur

9 rue Saint Germain l'Auxerrois (1er)
- Au Rendez-vous des Camionneurs

72 quai des Orfèvres (1er)
- Coté Jardin

22 rue Montdétour (1er)
- La Poule au Pot

9 rue Vauvilliers (1er)
- Au Chou Vert

14 rue de Vauvilliers (1er)
- Martial (le Twenty-One)

21 rue Saint Denis (1er)
- Paname

9 rue du Pélican (1er)
- Le Petit Goulot

20 rue du Roule (1er)
- La Véranda

2 rue Française (1er)
- Le Palmier en Zinc

16 rue des Lombards (4e)
- David Le Restaurant

75 rue Saint Honoré (1er)
- Le Mandarr'in

10 rue Mandar (1er)
- La Feuillade

6 rue de la Petite Truanderie (1er)
- La Clef des Champs

38 rue Croix des Petits Champs
- Station de Nuit

3 rue des Juges Consuls (4e)
- Wade in France

13 rue du Bouloi (1er)
- Les Bouchons

19 rue des Halles (1er)

:: QUARTIER DES HALLES.

Les transformations de ce quartier vont avoir un impact direct sur sa configuration commerciale. La destruction des halles de Paris en jullet 1971 et leur transfert à Rungis, en banlieue, va être un choc économique pour le quartier
. Beaucoup de petits restaurants populaires qui ne vivaient que par les professionnels installés aux halles et leur centaines de clients qui se déversaient chaque jour dans le quartier, vont voir, du jour au lendemain, toute leur clientèle disparaître. De nombreux établissements vont fermer leurs portes et vendre leur fond de commerce. Les prix du m2 vont baisser, d'autant plus que les halles vont être remplacées par un immense trou qui ne sera mis en chantier qu'au bout de quelques années. Cette opportunité va permettre à de nombreux jeunes de s'installer, d'ouvrir des commerces et de donner un nouveau souffle au quartier dans le début des années 80. Les homosexuels vont être leaders aux halles en créant dans un premier temps de nombreux restaurants, puis des bars ouverts sur la rue, mais aussi des discothèques. Parallèlement, l'ouverture du Centre Pompidou en janvier 1977 va créer un trait d'union entre le quartier des Halles et celui du Marais, qui va dès le début, connaître le même développement qu'aux Halles. Quelques entrepreneurs de la nuit vont commencer à constituer un empire commercial en rechetant des établissements aux Halles. Serge Houdlette, David Girard, Jean-Claude Detais, Maurice Mac-Grath seront à la tête de plusieurs établissement aux Halles et dans le Marais. (voir l'archive vidéo de l'INA de 1986 sur le Gay Bizness). 


LES BARS.
Entre 1980 et 1982, de nombreux bars vont éclore dans le quartier. "Le Bloc Liquide" propose une formule originale mais curieuse. Des casques suspendus au dessus de chaque place au bar permettent aux clients d'écouter leur propre choix musical. Si l'idée est amusante, on ne peut pas dire qu'elle engendre la convivialité. Le "San Francisco Night" est lui un nouveau bar de nuit qui propose aussi de la restauration. Le "Broad Side" ouvre à deux pas de la discothèque le Broad pour accueillir les clients avant leur sortie en boite. Les deux établissements appartiennent au même propriétaire. Le Broad Side deviendra plus tard "le Banana Café".
L'afflux de la clientèle homosexuelle dans le quartier va transformer aussi certains vieux cafés ou brasseries, qui passent d'une clientèle de "forts des Halles" à une clientèle plus gaie et colorée. C'est le cas du "Bon Pêcheur" ou de la terrasse du "Père Tranquille".

Café CosteYves Mourousi, le présentateur vedette du 20h de TF1 ouvre en mai 1984 son bar gay : "Le Look". Un grand comptoir à droite, peu de places assises à part en terrasse, le look fait le plein immédiatement. Et on a parfois la chance d'y croiser son patron... "Bonsoir".
Si le "Café Costes", qui ouvre en 1984, n'est pas à priori un établissement homosexuel, il est néanmoins fréquenté en majorité par une certaine élite homosexuelle ou par de jeunes gays BCGB qui vont trouver dans cet établissement une déco et une ambiance à la hauteur de leur style de vie. "Le Café Costes", avec son horloge en haut de son escalier monumental, est dessiné par l'architecte Philippe Starck. Son architecture très symbolique des années 80 le fera passer pour le plus beau café du Monde. Les frères Costes seront aussi à l'origine de l'ouverture en 1986 du "Café Beaubourg" en face du Centre Pompidou. Même clientèle et même concept. Cette fois le design est signé Christian de Portzamparc.


LES DISCOTHEQUES.
"Le Broadway Melody", 4 rue de la Ferronnerie, va se muter en "Broad" en 1980. L'histoire de cet établissement, qui va être un des plus populaires des années 80, est déjà longue. Au début des années 70, il s'appelait "La Grande Feronnerie". Sa clientèle était hétérosexuelle, réputées pour sa consommation de stupéfiants et on y écoutait des vieux succès des années 30 à 50. En 1976, il est repris par le jeune Jean-Claude Detais qui va peu à peu le transformer. Au rez de Chaussée, "la Grande Feronnerie" va proposer de la musique américaine et des nouveautés anglaises et au sous-sol, qui prend le nom de "Broadway Melody", on y sirote des cocktails dans une ambiance plus cool mais aussi de plus en plus gaie. En 1980, le nouveau  "Broad" fait appel à de jeunes DJ's qui vont relancer l'établissement grâce à la qualité de la programmation musicale qui passe de la disco des années 70, au funk et à la house des années 80. David Guetta, dont ce sera la première résidence, y fera ses premières armes en 1986. Ses soirées "acid house" au Broad feront sa réputation. Il entamera ensuite la carrière internationale qu'on lui connaît. Florent Pagny, qui n'avait pas encore entamé sa carrière d'acteur et de chanteur, y est barman. Il y rencontrera l'impressario Dominique Besnehard qui lui mettra le pied à l'étrier. Très vite, le Broad va devenir la boite à la mode et, durant quelques années, une des locomotives des nuits gay parisiennes, au moins pour les amateurs de bons sons. La discothèque s'étend sur plusieurs niveaux. Au rez-de-chaussée, un grand bar avec la principale piste de danse au fond ; au sous-sol, un enchevêtrement de caves voutées sur différents niveaux avec un autre bar et même, un certain temps, une petite backroom. Le Broad, avec des tarifs beaucoup plus démocratiques que ceux des boites de la rue Sainte-Anne, va être aussi un exemple de mixité sociale, à défaut de l'être pour l'age ou le sexe. En effet, la clientèle y est presque exclusivement jeune et masculine mais de tous les milieux et de toutes les races. Son succès ne ralentira jamais durant les années 80, malgré l'ouverture de nombreux concurrents. Jean-Claude Detais ouvrira dans la même rue le bar le Broadside (voir plus haut) mais aussi une boutique
Dans la foulée de l'élection de François Mitterrand en mai 1981, la discothèque "Le BH", qui soutient ouvertement sa politique à grands renforts de publicité, ouvre dans le quartier des Halles au 7 rue du Roule en juin 1981. L'endroit était un ancien restaurant appelé "Le Bistrot des Halles". Le fils de la patronne, Christian Hassinger, va reprendre le restau de maman et en faire la discothèque le BH. Les prix y sont raisonnables et il n'y a aucune discrimination à l'entrée, ni de race, ni de tenue vestimentaire, ni de catégorie sociale. Au début, les filles y sont acceptées même si elles ne s'y sentent pas vraiment à l'aise. Dès l'ouverture, une petite backroom est sommairement aménagée au fond de l'établissement qui va être constamment en travaux de rénovation et offrir bientôt "backroom à tous les étages". Certains en déduiront que les lettres "BH" signifient désormais "Bordel Homosexuel". Le BH connaîtra une fermeture tragique. Un individu, jamais identifié, sévira à coup de lames de rasoirs lors de scéances de fist fucking dans la backroom. Après deux morts, la police a fini par fermer l'établissement.
"Le Caveau des Halles", autre discothèque, va ouvrir pas très loin mais il ne rencontrera pas sa clientèle.
Un ancien gigolo de la rue Sainte-Anne (et qui ne s'en cache pas), David Girard, va ouvrir, avec ses économies accumulées, la discothèque "le Haute Tension" le 14 décembre 1983. Avec son sens des affaires, il va se retrouver très vite à la tête d'un empire gay sur la capitale. Il va ouvrir aussi deux saunas le "King Sauna" et le "King Night", un restau "David Le Restaurant" et lancer le journal "5/5" puis le journal "Gay International - GI". En 1987, un peu à l'étroit dans son Haute Tension, il va le fermer le 30 mai pour ouvrir 20 jours plus tard, la plus grande boite gay de France à Barbès : "Le Mégatown" (Cf : "Autres quartiers, les discothèques").

Au 14 rue Saint Denis,
"Le Limelight Boys International" remplace le "Hellzapoppin" le 11 février 1983, sous la direction de Patrick Guerland. Le Limelight va offrir deux pistes de danse, des vidéos et une petite backroom en sous sol. Après deux années de succès, il va être remplacé à son tour par "Le Club" en juillet 1985.


Le Broad Limelight
Ambiance au Broad... ...et au Limelight Boys




LES RESTAURANTS.
Dès la fin des années 70 ce sont les restaurants gay qui vont attirer cette clientèle dans le quartier. Les restaurants américains, "Joe Allen", "Front Page", "Conway's", "Diable des Lombards" (cf années 70) vont attirer une clientèle jeune, gay et branchée. Entre le trou des halles et la rue de Rivoli, de nombreux petits restaurants traditionnels vont, chacun, avoir leur clientèle. Max Reytet a quitté son restaurant de la rue Montpensier pour s'installer au premier étage du 47 rue Saint Honoré où il ouvre "Chez Max", le repère du tout Paris Gay. Le quartier Montorgueuil, pas encore piétonnisé ni à la mode, va voir quelques nouveaux restaus tenus par des couples de garçons s'installer, comme "le Mandar'inn", au 10 rue Mandar ou le "Mandarlogue" en face au 11. Pour débuter le parcours Broad Side, Broad, le restaurant "L'Amazionial" va réunir la même clientèle que les deux établissements précités dans une ambiance très festive et exubérante distillée par une armada de beaux jeunes serveurs. Le "Palmier en Zinc" va aussi connaître un beau succès auprès des jeunes gays.



Les bars et discothèques gay des Halles dans les années 80 :






Amazonial Haute Tension
Publicité pour l'Amazonial Publicité pour le Haute Tension
Le Look Le Haute Tension
Vitrine du Look, le bar gay d'Yves Mourousi Le sous-sol du Haute Tension.
Le Diable des Lombards Le Broad Side
Le Diable des Lombards Le Broad Side
Les Bouchons
Les Bouchons



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Sources
RESSOURCES EXTERIEURES ET REMERCIEMENTS
- Didier ERIBON, Dictionnaire des Cultures Gays et Lesbiennes, Larousse, 2003
- Florence TAMAGNE, Revue d'Histoire moderne et contemporaine, Ecrire l'histoire des homosexualités en Europe : XIXe - XXe siècles. tome 4, Editions Belin,  2006
- Jean-Louis CHARDANS, British group of sexological research, History and antology of homosexuality, histoire et anthologie de l'homosexualité, Centre d'Etudes et de Documentations Pédagogiques Paris, 1970
- Iconographie : Collection privée de Cartes Postales
- Frédéric MARTEL, Le Rose et le Noir - Les Homosexuels en France depuis 1968.
- Elisabeth Quin - Bel de Nuit, Gerald Nanty - Livre de Poche, 2007
- Jacques Bertholon & Xavier de Vilmorin - Guide Johnnie Walker de la Nuit - Hachette - 1982
- Revue Gai Pied Hebdo - années 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89.
- Revue Lesbia - années 80
- Guides du Petit Futé Paris - années 80.
- Guides Spartacus - Brüno Gmûnder - années 80
- Guides Incognito - Années 80
- Guides Gai Pied - Années 80
- Archives du Centre LGBT Paris Ile-de-France
- Témoignages et archives personnelles : Jean-Marc, Marc, Philippe, Jacques de Brethmas.


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