PARIS
DANS LES ANNEES 70.
Les années 70 vont consacrer la
rue Sainte Anne comme nouvel épicentre
de la vie gay parisienne. La culture du clubbing va y trouver une
partie de ses origines, les DJ's vont devenir les vrais rois de la
nuit et des artistes à part entière. De nombreuses stars des platines,
qui donneront naissance plus tard à la "french touch", vont faire leurs
premières armes dans les boites gay de la rue Sainte Anne. Les autres
quartiers de Paris, et en particulier Saint Germain,
vont devoir
changer la cible de leur clientèle car les homos parisiens vont
abandonner définitivement les
endroits qu'ils avaient aimés dans les années 60. D'autres verront le
jour à la fin des années 70, avec une orientation plus spécialisée. Si
la rue Saint Anne et Saint Germain concentrent la majorité des
établissements gay, les autres quartiers ont aussi leurs bars, leurs discothèques,
leur cabarets et
leurs restaurants.
Alors que les saunas
attirent depuis longtemps les amateurs de rencontres chaudes, les
années 70 vont voir émerger aussi un nouveau genre de bars, les cruising bars,
équipés pour abriter des amours furtifs. Si beaucoup de garçons ont
encore une préférence pour les lieux
de rencontres extérieurs ou certains lieux publics ouverts à
tous, les filles fréquentent des établissements
lesbiens très discrets et disséminés dans Paris.
Les années 70 à Paris c'est aussi l'après 1968 et il règne une parfum
de révolte dans la communauté gaie qui descend, pour la première fois,
dans la rue pour manifester. Les évènements
militants vont être nombreux et le fruits de nouvelles associations
révolutionnaires.
Si
vous avez connu, fréquenté ou animé des établissements gay dà Paris
dans les années 90, 80, 70, 60, 50, 40, 30, 20 (félicitation),
votre témoignage est important. Contribuez à la mémoire collective de
Paris en nous parlant de vos souvenirs. Nous respecterons votre
anonymat et vos infos enrichiront les archives de la vie homosexuelle à
Paris à travers le XXème siècle. De même si vous avez gardé de
vieux documents (publicités, photos, guides gays, journaux, cartes de
visites, magazines...) de toutes les époques, nous sommes preneurs.